mercredi 20 juin 2007

Audi Brussels enclenche la quatrième vitesse

Après le dégraissage de l’an dernier, le site moribond de VW Forest doit finalement sa survie à l’investissement d’Audi qui récupère les infrastructures pour assembler des Audi A3 Sportback (en attendant en 2009 l’Audi A1). Pour marquer ce changement de cap, les dirigeants allemands de l’entreprise automobile ont mis le paquet

Show à l’américaine chronométré avec la rigueur allemande, défilé de voitures luxueuses, présentation de clips vidéos vantant les mérites de la marque aux quatre anneaux et séances photos en présence de l'ex-Premier ministre Guy Verhofstadt et de nouveaux directeurs du site bruxellois, Audi n’a pas ménagé ses efforts pour marquer les esprits: désormais VW Forest s’appellera Audi Brussels. La perte des 3.000 emplois n’est plus qu’un mauvais souvenir à en croire les dirigeants allemands qui assurent la pérennité de l’usine bruxelloise. «La situation de départ n’était pas simple» raconte Martin Winterkorn, le président du directoire de VW, venu à Bruxelles avec Ferdinand Piëch, le grand boss du groupe allemand. «On s’est réuni pour trouver la meilleure solution pour Bruxelles dans une atmosphère constructive. Le résultat est respectable. Avec Audi, Bruxelles obtient un partenaire fort».
Un partenaire qui a enregistré 900.000 ventes l’an dernier, qui vise le million cette année, et le million et demi en 2015. «Audi accumule depuis 12 ans les records», assure Rupert Stadler, président du directoire d’Audi. «Si, actuellement, notre marque compte 22 modèles, à l’avenir nous voulons en proposer 40. Pour atteindre ces objectifs, nous comptons sur la main d’œuvre qualifiée de Bruxelles».
Forest, avec ses 2.200 ouvriers rescapés de la restructuration de l’an dernier, produira 17.000 exemplaires de l’Audi A3 Sportback (en plus des Golf et Polo) cette année. L’entreprise garantit jusqu’en 2009 un volume de commande annuelle de 84.000 véhicules Audi et VW. Fin 2009, l’Audi A1 débarquera également sur la chaîne de montage. La cadence de production est estimée à 100.000 autos par an.
Les syndicalistes, présents au baptême d’Audi, ont expliqué leur satisfaction quant à la reprise d’Audi, mais ils nourrissent toujours des inquiétudes sur les conditions de travail qui sont encore loin d’être finalisées. La nouvelle convention collective mentionne notamment une réduction des charges salariales de 20% d’ici 2009 en échange de la garantie d’emploi jusqu’en 2010, ainsi que le passage de 36 aux 38 heures de travail par semaine sans compensation salariale. Les discussions doivent être achevées pour fin juin.

vendredi 11 mai 2007

IXELLES: Place Flagey: projet d’aménagement de surface bloqué

Dans le conflit sur l’aménagement futur de la surface de la place Flagey qui oppose la commune à l’Administration régionale des Equipements et des Déplacements (AED), Ixelles vient d’avoir gain de cause. Le litige avait été porté devant le Collège d’urbanisme qui a bloqué le permis délivré par la Région à l’AED au mois de janvier.

Dans le journal trimestriel «Ixelles, notre commune» du printemps 2002, les Ixellois pouvaient lire, en page 10: «Les débats publics sur l’aménagement de la future place Flagey doivent aller de pair avec le chantier. Différents scénarios seront mis en débat, avec pour objectif d’arriver à un schéma de principe à la fin de 2002 et d’aboutir à la délivrance d’un permis par la Région de Bruxelles-Capitale pour la fin 2003 ou le début de 2004. Ce qui permettrait de réaliser les travaux de réaménagement de la surface de la place en 2004 et 2005».
Mai 2007, soit cinq ans plus tard, les promesses sont envolées et le bout du tunnel est encore loin... Ce chantier pharaonique, qui a non seulement coûté la bagatelle d’environ 40 millions d’euros (sous-estimés en 2002 à 25 millions) et empoisonné la vie des habitants et des commerçants durant des années, n’a pas fini d’exaspérer. Si le chantier du bassin d’orage, en lui-même, est enfin achevé et que la Stib a réalisé les travaux pour aménager ses nouvelles voies de tram, il reste encore à finaliser la surface de la place.
Or, le projet d’aménagement de surface, soumis par l’Administration des Equipements et Déplacements (AED), et qui avait obtenu un permis d’urbanisme délivré en janvier par la Région, vient de subir un revers: suite au recours d’Ixelles contre ce permis au Collège d’urbanisme, ce dernier vient de donner raison à la commune.
Parking inondable
Pourquoi tout ce remue-ménage dans un dossier datant du début des années 90 et qu’une kyrielle d’experts et d’ingénieurs auraient dû amplement avoir le temps de peaufiner?
Le conflit qui oppose la commune et la Région porte en fait sur l’aménagement définitif de la place et plus précisément sur l’avenir du parking souterrain qui devrait s’installer dans le vide technique, un espace situé entre le bassin et la surface. Ce vide technique, voulu et financé par la commune, devrait abriter un parking de plus d’une centaine de places. Pas de souci jusque-là, sauf que pour éviter une suppression du bassin d’orage, en cas de saturation, on a installé des clapets au niveau du futur parking permettant d’y déverser le trop-plein d’eau. Une situation qui serait assez exceptionnelle dans la mesure où le bassin, avec ses quelque 32.000 m3, peut contenir les pluies d’orages abondantes. Mais le risque d’inondation existe.
Or, un parking inondable est, aux yeux du bourgmestre Willy Decourty, inacceptable. Trop de risques pour les voitures et tout le matériel électronique qui serait contenu dans ce parking, mais aussi pour la sécurité, bien sûr, des automobilistes. Quitte à choisir, le mayeur préfère alors opter pour un parking en surface. Mais la commune a également d’autres griefs à l’encontre du projet d’aménagement de surface comme le mauvais éclairage de la place et la résistance insuffisante des dalles en pierre bleue au poids des camions des maraîchers et des forains du cirque qui s’installeront à l’avenir à Flagey.
Du côté de la Région, la Ministre Evelyne Huytebroeck rappelle que le risque zéro n’existe pas et plutôt que de se lancer de nouveaux aménagements coûteux, il serait préférable de mettre en place un système d’alerte en collaboration avec l’Institut Royal de Météorologie dans le futur parking souterrain. En résumé, comme l’IRM assure pouvoir prédire les orages 24 heures à l’avance, alerte serait donnée aux automobilistes pour qu’ils évacuent les voitures du parking. A noter que si l’IRM dispose de telles capacités, il est dommage que les inondés de Woluwe, d’Uccle et de Forest, durant l’été dernier, n’aient pas bénéficié de leur alerte.
Chaque partie campant sur ses positions, le litige a été porté par la commune devant le Collège d’urbanisme en mars. Un recours suspensif qui ne dérangerait pas tant dans la mesure où, vu les retards qui avaient été engrangés et le chantier en cours de la Stib, les travaux de surface n’auraient de toute façon pas pu démarrer. Mais, voilà, depuis un mois, la Stib a quitté Flagey et désormais chaque jour qui passe s’ajoute au retard que l’entreprise de construction pourra facturer à la Région (aux frais des contribuables bien sûr). «Il y aura forcément des conséquences», explique Alain Lefebvre, inspecteur général à l’AED. «Des commandes ont été passées et un arrêt de chantier implique toujours la possibilité pour l’entrepreneur d’être dédommagé».
La décision du Collège d’urbanisme vient de tomber: gain de cause à la commune. Le permis délivré par la Région à l’AED est donc bloqué. Celle-ci a désormais le choix entre porter l’affaire sur la table du gouvernement régional ou… de revoir son projet (avec toutes les implications et retards supplémentaires que cela suppose).

vendredi 20 avril 2007

Deniz Ates: du podium au petit écran

Ces derniers temps, la communauté turque apparaît régulièrement de manière négative dans certains médias et blogs francophones. La jeunesse turque est caricaturée comme forcément négationniste, nationaliste et mal intégrée à Bruxelles. Alors que les exemples de réussite abondent. En atteste Deniz Ates, dont voici le portrait.



Que deviennent les participantes aux concours de Miss Belgique n’ayant pas remporté la première place? Deniz Ates, qui fut Miss Schaerbeek puis Bruxelles en 2004, avant de finir en sixième place du concours de Miss Belgique, entame une très belle carrière d’animatrice de radio et se lance même dans la télé

Deniz Ates (22 ans) est la bonne humeur incarnée. Toujours souriante, prête à la plaisanterie, elle anime avec brio une émission matinale sur les ondes de la radio turcophone Pasa (90,9 FM). Devenue une petite star dans sa communauté d’origine, la jeune fille capte les attentions en 2004 en remportant d’abord le titre de Miss Schaerbeek puis de Miss Bruxelles. «Je n’étais absolument pas attirée par ce type de concours mais bien par les cadeaux», sourit Deniz Ates. «Je venais de terminer mes secondaires et je voulais vivre une expérience intéressante. Avec les encouragements d’une amie, j’ai participé à la sélection. J’étais la première surprise». Lors de la finale du concours de Miss Belgique, elle atteint la sixième place. «Avec le recul, je pense que je n’étais pas complètement dans l’ambiance du concours. C’était plus un jeu à mes yeux».
Balayant les propositions de mannequinat, elle reprend ses études en relations publiques. «Je ne me vois pas photo-modèle ou mannequin», poursuit Deniz Ates. «Mon plus grand désir est de faire du journalisme dans la presse écrite». Elle entreprend d’ailleurs un stage d’un mois au journal La Dernière Heure. Puis vient la radio. «Le directeur de Radio Pasa avait entendu parler de moi. Il m’a proposé un essai. Je devais faire la voix des spots publicitaires. Mais les auditeurs ont eu une indigestion de ma voix tant ça passait souvent en boucle. Puis j’ai démarré en janvier 2005 une émission hebdomadaire de chansons à la demande. Ma plus grande crainte était de bafouiller en turc. A la maison, on parle toujours en français, sauf avec mon père. Par contre, j’étais très à l’aise au micro». La chance lui sourit rapidement: elle décroche une émission matinale quotidienne. «Je préparais tout: l’horoscope, les informations d’actualité, les nouvelles people dont raffolent les auditeurs. J’écrivais même à l’avance les feintes que je voulais dire à l’antenne. Au bout d’une semaine, j’ai réussi à déstresser et raconter les choses plus naturellement. Je parle souvent des événements insolites qui surviennent dans ma vie. Et là il y a matière!». Cette passion de la radio, Deniz Ates la vit pleinement même si ce job est bénévole. «La réaction des auditeurs est tellement géniale. C’est ma récompense».
Depuis peu, elle anime et présente aussi, une fois par mois, une émission «TR-Brüksel» sur TV Brussel. «Cela dure une quinzaine de minutes» poursuit Deniz Ates. «On fait le portrait d’un Turc qui a réussi dans la vie, un micro-trottoir et on donne un agenda d’événements festifs. L’émission est en turc et est sous-titrée en néerlandais».

jeudi 12 avril 2007

Sites de la semaine

www.monvoteamoi.fr
Indépendamment de la personnalité des candidats aux élections présidentielles, si les Français choisissaient leur Président sur base uniquement de leur programme, pour qui voteraient-ils? Ce site permet de déterminer aux surfeurs le candidat le plus proche de leurs convictions sur base des réponses qu’ils fournissent à 35 questions sur des thèmes qu’ils jugent prioritaires. Pour ou contre la réduction du temps de travail, la diminution des charges sur les entreprises, l’impôt sur la fortune, etc. Ensuite, ils peuvent également choisir les candidats qu’ils souhaitent voir apparaître dans le classement, et leur tour est joué. Les candidats sont classés par ordre d’affinité en fonction des réponses fournies. Dommage qu’il n’existe pas d’équivalent pour les élections législatives belges du 10 juin.

www.newsatseven.com
La présentatrice de ce JT sur le Net est une image de synthèse. De même sa voix est artificielle. Par contre les sujets dont elle traite sont ceux qui intéressent son spectateur: en effet, ce JT n’existe que pour la personne qui la regarde. Un JT à la carte en somme. L’idée, qui provient des Etats-Unis, est assez géniale. Un logiciel recherche sur Internet les informations les plus récentes concernant un thème sélectionné par l’utilisateur. Il explore ensuite les blogs pour dénicher des commentaires sur ce sujet, puis se met à la quête d’images et de vidéos pour illustrer cette «revue de presse». Un texte est alors créé, puis un logiciel de synthèse vocale prépare le discours. Enfin, une animation créer une jolie jeune femme qui parle devant les images à l’arrière-plan. Et voilà le JT à la demande.

mardi 10 avril 2007

Mevlana commémoré à l'église

L'Union des Démocrates Turcs Européens organise le 18 avril prochain une soirée consacrée à Mevlana, en l'Église Saint-Jean Baptiste au Béguinage au Centre-Ville. Ce sera l’occasion de rendre compte de la vie de Celaleddin Rumi Mevlana, poète et philosophie soufi, et surtout fondateur de la confrérie des derviches tourneurs. L’Unesco rend également hommage, cette année, à ce célèbre personnage, né voici 800 ans. Une importante délégation d'artistes, provenant de Konya (ville abritant la confrérie), composée notamment de derviches tourneurs et de professionnels de la musique mystique soufie, sera présente. Le maire de la ville turque assistera également à cette soirée. De même que l’ambassadeur de Turquie et des personnalités politiques belges. L’une des célèbres situations de Mevlana, homme de rassemblement et de paix, est celle-ci: «Viens, viens, viens... Qui que tu sois, viens! Que tu sois infidèle, idolâtre ou païen; Que par cent fois tu sois revenu sur ton serment, Viens! Notre caravane n'est pas un lieu de désespoir; C’est la porte de l’espoir. Viens!».
INFOS? Mecredi 18 avril à 19.30h, en l'Eglise Saint-Jean Baptiste (place du Béguinage, 1000 Bruxelles), T. 0479/27.00.39.

mercredi 4 avril 2007

Portrait: Lamya Ben Taher, styliste de Miss: «La suggestion rend une femme plus sexy!»

Styliste bruxelloise d’origine marocaine, Lamya Ben Taher est parvenue à forger un nom dans le club, ô combien «select», des créateurs de mode. La butineuse, qui a grandi à Anderlecht, a travaillé d’arrache-pied pour conquérir le titre d’habilleuse de Miss. Elle rêve aujourd’hui de confectionner des robes pour le Gotha. Une fille immigrée qui prouve que l’ascenseur social fonctionne toujours...

Lors de la récente finale du concours de Miss Belgique, l’une des personnes présentes au jury s’exclame en voyant Halima Chehaima, la candidate bruxelloise: «Mon Dieu, vous avez une robe superbe!». Ce sera la fraction de seconde de gloire et de satisfaction pour Lamya Ben Taher qui a passé quelques nuits blanches pour réaliser cette robe de soirée. «J’étais aux anges», se souvient la jeune styliste de 32 ans qui a habillé, notamment, les filles participant au concours de Miss Bruxelles. Pour en arriver là, la Bruxelloise, d’origine marocaine, a trimé sans relâche.
Sa passion pour les robes lui vient en jouant, comme toutes les petites filles de son âge, avec ses poupées Barbie. «Je me souviens qu’à huit ans, mes poupées étaient mes souffre-douleur, je les utilisais comme mannequin. Je prenais des bouts de chiffon et de mouchoir pour les habiller. A l’école, plutôt que d’écouter les professeurs, je dessinais des robes sur mon banc. Mon rêve était de faire des études artistiques».
D’origine tangeroise, la maman de Lamya Ben Taher freine, dans un premier temps, l’ardeur de sa fille. «Elle était inquiète car elle voyait le métier artistique comme trop précaire. Elle me disait «Tu vas mourir dans la rue» en passant sans doute au sort de Vincent Van Gogh». Pour ne pas contrarier ses parents, Lamya Ben Taher met son rêve entre parenthèses. Elle se lance dans des études de tourisme. «J’ai pris six kilos tellement je m’ennuyais», sourit la styliste. «Je passais mon temps à manger. Par la suite, j’ai décidé de me ressaisir. J’ai étudié durant un an l’espagnol».
Revenant à la charge, Lamya Ben Taher parvient à persuader ses parents de la laisser entamer des études de stylisme. «J’avais une place en or comme secrétaire médicale que j’ai refusée pour réaliser mon rêve. Si l’école m’a beaucoup appris, j’en garde néanmoins un souvenir pénible. Durant trois ans, j’ai lutté contre les préjugés de certains stylistes professeurs qui trouvaient mes créations trop arabisantes. Quand on voit qu’aujourd’hui l’oriental revient à la mode…»
Malgré ces embûches, Lamya Ben Taher boucle ses trois ans d’études et commence son boulot dans une boutique de la rue de Flandres. «Comme le magasin existe depuis longue date, je devais bien sûr rester dans une ligne classique. Je dessinais toute une collection de robes confectionnées en Asie».
En 2003, elle reçoit carte blanche pour lancer sa propre griffe qu’elle appelle «Lina Design by Amanda». C’est le point de départ d’une success story…
«Mettre en valeur la beauté de la femme»
Entre les mains de Lamya, les tissus se métamorphosent en scintillantes robes de soirée, souvent moulantes mettant en forme les atours des femmes.
«Pour les robes de soirée, je m’éclate. J’adore tout ce qui met en valeur la beauté de la femme. Je crée des robes pour transformer les filles en femmes fatales et élégantes. Je n’ai pas de limites. Il n’est pas nécessaire pour rendre une femme sexy de dévoiler, parfois outrageusement, son anatomie. La suggestion offre plus de charme. J’utilise beaucoup la soie, les satins, le mikado de soie et les dentelles que j’adore. En fait, toutes les matières me plaisent. Je pourrais faire une robe à partir d’un sac de poubelle. Avant de dessiner, je dois sentir la matière. C’est comme ça que je m’inspire. A l’inverse de la plupart des stylistes, je crée d’abord la robe sur un buste avant de la dessiner sur papier».
Habilleuse de Miss
La styliste a gagné ses galons dans la mode en se lançant dans des créations portées par les candidates au concours de Miss Bruxelles. «L’une de mes clientes était la fille d’une ancienne organisatrice du concours. Nous avons eu d’excellents contacts. En 2004, elle m’a proposé d’habiller les filles qui participaient au concours. Je me souviens notamment de Tatania Silva (Miss Belgique 2005). Elle était venue à la boutique un jour avant toutes les autres candidates, choisissant une robe de couleur fuschia. Le lendemain, toutes les autres candidates voulaient cette robe, mais elle avait déjà été prise…»
L’année dernière, Lamya a habillé les filles participant aux éliminations dans deux autres régions en plus de Bruxelles: le Hainaut et le Brabant wallon. Travailler avec les prétendantes au titre de Miss n’est pas toujours chose aisée.
«Toutes les filles ne sont pas faciles. Certaines sont vraiment caractérielles. Même avec une taille mannequin, elles se trouvent toujours quelques défauts. Je leur dit souvent «Mais soyez heureuse: vous n’avez pas un vrai handicap physique». J’adore les habiller, ce sont mes grandes poupées Barbie. La plupart ne sont pas de vrais mannequins. Il faut donc tout un travail pour qu’elles puissent monter sur un podium. Un vrai défi».
Prochainement, la styliste organisera son premier grand défilé dont les bénéfices seront offerts à un orphelinat au Maroc. «On peut gagner une tonne d’argent mais si l’on aide pas les gens, c’est vain. Je suis marraine d’une association d’enfants orphelins. Lorsqu’on a vu leur drame, on ne peut pas rester insensible».
Pour le futur, même si Lamya rêve d’un jour habiller les princesses du Gotha, elle n’en garde pas moins les pieds sur terre. «Mon ambition n’est pas de devenir la grande styliste derrière laquelle tout le monde court. J’espère juste vivre de mon travail et continuer à m’amuser en créant des robes…»

Sites de la semaine

www.lescarnetsdemarielouise.be: Thierry avait une grand-mère qui s’appelait Marie-Louise. «Une très gentille dame qui est restée le plus clair de sa vie dans sa belle cuisine. En cachette, elle avait consigné des tas de petits conseils. Par exemple: comment redonner brillance et vigueur à vos plantes». L’auteur du site poursuit à l’attention de sa mamie: «Tu les avais bien cachés mais on a finit par les retrouver. Tes carnets remplis de conseils entament à présent une nouvelle vie. On a décidé de les partager avec le monde entier». On l’aura compris: ce site regorge de centaines de conseils, trucs et astuces pour cuisiner, nettoyer le salon ou la salle de bain, jardiner et bricoler, rafistoler les vêtements… et même être belle. Exemple: «pour enlever l’odeur d’un récipient, employez de la farine de moutarde dans de l’eau». L’avantage de ces astuces, c’est qu’elles ont toutes été testées.

www.mthurricane.com: Ce site contient de superbes photos consacrées notamment aux cyclones et aux orages. Il est réalisé par Mike Theiss, un passionné de climatologie habitant en Floride. Depuis 2001, il chasse, appareils photo et vidéos en main, les phénomènes climatiques aux Etats-Unis et en Mexique. Il possède notamment des clichés de l’ouragan Katrina qui avait dévasté la Floride. En plus des cyclones et des orages, il immortalise aussi sur sa pellicule des scènes d’éruptions volcaniques, des paysages insolites, des éclipses. Le résultat est superbe.